Blog

Cervicite mucopurulente (2016)

Points clés en biologie médicale

La cervicite muco-purulente est définie par une inflammation de l’endocol se traduisant à des degrés variables par :

  • un écoulement purulent ou muco-purulent à l’orifice cervical
  • et/ou un col inflammatoire et saignant au contact
  • et/ou la présence de polynucléaires neutrophiles (PN) sur le frottis endocervical coloré au Gram ou au bleu de méthylène.

Il n’existe pas de définition consensuelle de la cervicite. En particulier, le nombre de PN par grand champ varie en fonction du cycle. Certains considèrent que le nombre de PN définissant la cervicite est de 10/grand champ, d’autres 15, 20 ou 30, voire un nombre de PN excédant celui des cellules épithéliales.

Les deux microorganismes responsables de cervicite sont par ordre de fréquence Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhoeae mais le plus souvent, aucun des deux n’est retrouvé.

Par ailleurs, la plupart des femmes infectées par C. trachomatis ou par le gonocoque ont un col normal. Le plus souvent, la cervicite ne provoque aucun symptôme mais des leucorrhées sont possibles (cervico-vaginite) voire une irritation vulvaire (cervico-vulvo-vaginite).

Les examens à pratiquer devant une cervicite sont :

  • un frottis de l’endocol coloré au Gram ou au bleu de méthylène (PN, diplocoques)
  • une culture pour recherche de gonocoque (endocol et urètre) et si possible un test d’amplification N. gonorrhoeae (vulvo-vaginal)
  • une recherche de C. trachomatis par un test d’amplification (endocol et vulve)
  • un prélèvement des culs-de-sac vaginaux pour frottis coloré au Gram (ou bleu de méthylène), examen à l’état frais (levures, clue-cells, trichomonas), culture pour Trichomonas vaginalis.
  • une culture ou un TAAN N. gonorrhoeae pour recherche de gonocoque (pharynx, anus)

La recherche des mycoplasmes classiques n’est pas recommandée, M. hominis et Ureaplasma spp ne provoquant pas de cervicite. La responsabilité de Mycoplasma genitalium dans les cervicites est très controversée ; la recherche de M. genitalium n’est pas recommandée dans l’état actuel des connaissances.