C. TRACHOMATIS, N. GONORRHOEAE ET M. GENITALIUM :AMPLIFCATION GENIQUE – 1 SITE
B
Code d’acte NABM
Informations NABM
Une seule cotation 5303 par patient.
Recherche par amplification génique multiplex de Chlamydia trachomatis, Neisseria gonorrohoeae
et Mycoplasma genitalium exclusivement :
> chez un patient ayant des symptômes d’urétrite ou une patiente ayant une cervicite aiguë
> chez les partenaires actuels de patients infectés par M. genitalium
> chez l’homme, sur un prélèvement urétral ou mieux un premier jet d’urine
> chez la femme, sur un prélèvement vaginal ou endocervical
N.B. : il ne convient pas de rechercher ce mycoplasme en dehors de ces indications, en particulier à des
fins de dépistage d’infections sexuellement transmissibles chez un sujet asymptomatique : en cas
d’utilisation d’un outil technique recherchant simultanément plusieurs microorganismes, de type PCR
multiplexe, le biologiste ne doit pas rendre le résultat concernant M. genitalium.
Cet acte n’est pas cumulable avec l’acte 5301 et 5305.
💡 Informations BIOrecos
- > Neisseria gonorrhoeae ou gonocoque est un diplocoque gram négatif strictement humain, responsable d’infections sexuellement transmissibles. Il atteint principalement les muqueuses urogénitales.
Chez l’homme : urétrite aigüe (écoulement purulent, brûlures mictionnelles)
Chez la femme : asymptomatique (80%)
- > Chlamydia trachomatis (souches de génotype D à K) est une bactérie intracellulaire obligatoire, non cultivable en routine, responsable d’IST, notamment des infections urogénitales basses et conjonctivites.
Souvent asymptomatique (50-90% chez la femme et >50% des hommes), peut provoquer urétrite, cervicite, salpingite, prostatite, conjonctivite adulte ou néonatale. Les génotypes L1, L2, L3 sont responsables de la Lymphogranulomatose Vénérienne (LGV), à rechercher spécifiquement (génotypage) devant une rectite, notamment chez les HSH.
- > Mycoplasma genitalium: petite bactérie qui adhère aux cellules épithéliales du tractus génital. Elle est retrouvée jusqu’à 40% des patients consultant pour IST à répétition. L’infection est principalement asymptomatique mais elle peut être responsable d’urétrites ou de balanites chez l’homme et syndrome inflammatoire pelvien, salpingite ou cervicite chez la femme. Elle est à risque de complications (infertilité et fausses couches chez la femme, épididymite chez l’homme). Elle se caractérise également par un taux de résistance aux macrolides élevé.
À savoir: Recherche par PCR (1er jet urinaire,auto-prélèvement vaginal, urétral), interrogatoire important : partenaire, délai post-rapport, notifier et traiter les partenaires, rechercher les signes de complications. Les recommandations récentes (HAS, CDC, IUSTI) suggèrent de réserver la recherche de Mycoplasma genitalium à certaines situations : IST récidivantes, échecs thérapeutiques, symptomatologie évocatrice.
Pour le Gonocoque, la culture est indispensable en cas de symptômes ou d’échec thérapeutique pour réaliser l’antibiogramme.